Le Cane Corso au fil du temps

Une race antique devenue moderne et tournée vers le futur !

Il ne s’agit pas, par ce texte, de réécrire l’historique de la race que l’on peut aisément trouver sur le net ou au travers d’ouvrages bibliographiques.
(Je me permets de vous inviter à ce sujet, à consulter le site de mon ami Williams Guitton *cliquer ici*)

Le but est tout de même d’en retracer les grandes lignes, mais surtout d’en brosser un portrait moderne.

Le cane corso italiano fait parti du groupe 2 de la classification de la Fédération Canine Internationale, chiens de type pinschers & schnauzers, molossoïdes, chiens de bouvier suisses.
Il n’est pas catégorisé, et n’est donc pas concerné par la loi du 6 janvier 1999 des chiens dits « dangereux ».

Contrairement à ce que l’on pourrait penser à la lecture de son nom, le cane corso n’est en rien originaire de l’ile de beauté. Sa signification n’est autre que la traduction de « chien de cour Italien ».
En effet, c’est grâce à sa grande capacité d’adaptation, qui en fît successivement un chien de guerre, chien de bouvier puis chien de garde dans son pays d’origine, que le cane corso à su traverser les siècles tout en conservant sa fonction de gardien de propriété aujourd’hui prisée des adeptes de la race.

Au début des années 1970, le cane corso se trouvait en perdition. C’est grâce à des recherches initiées par le Dr BREBER que l’attention fût portée sur cette vieille race Italienne en phase de disparition. De ces efforts naquit, en 1983, la SACC (Société des Amateurs de cane corso) dont le but était la sauvegarde de la race.

Le travail de récupération à débuté avec 2 sujets, Dauno et Tipsi qui ont donné naissance à Basir, le chien qui fut utilisé pour l’écriture du standard. Ce dernier fût rédigé par le Docteur Antonio MORSIANI en 1987.


A. Morsiani

Dans les années 80, avec l’engouement des races molossoïdes, le cane corso paye un lourd tribut à cette mode. La machine s’emballe alors que la race est encore trop fragile et sa stabilisation ne peut se faire de manière intelligente, ayant pour conséquence des déviances importantes dans le type et la morphologie. Erreurs que nous payons encore très cher aujourd’hui.

Dans notre pays, c’est en 1988 que les premiers sujets, Igor et Gioa sont importés par Daniel LORRAIN tombé amoureux de cette race lors d’une sortie en exposition canine en Italie avec ses Rottweilers. Sa première portée née en 1990 et est inscrite au livre des origines Italien puisque la race n’est pas encore reconnue par la Fédération Canine Internationale.

Ce n’est qu’en 1996 que notre cher molosse est reconnu par la FCI et que d’autres éleveurs Français se lancent alors dans l’aventure.

Depuis, le nombre des chiots inscrits au livre des origines Français ne fait que croitre. Alors qu’en 2001 le nombre des inscriptions était légèrement inférieur à 1000, la barre des 2300 est largement franchie en 2010 le plaçant en seconde position du groupe 2 derrière le bouvier bernois et devant le Boxer.

Alors pourquoi un tel engouement pour ce séducteur Italien ?

Le cane corso est un molosse léger, au gabarit tel qu’il reste un chien sportif tout en étant dissuasif et assure de ce fait parfaitement son rôle de gardien de propriété.

Il a un seuil de tolérance élevé qui en fait un excellent compagnon autant pour les adultes que pour les enfants qu’il affectionne tout particulièrement.

Vif et intelligent, il s’éduque aisément, y compris par des néophytes dès lors que l’on fait preuve de rigueur et de bon sens.

Généralement sociable avec ses congénères, il montre de bonnes aptitudes au travail dans différentes disciplines (recherche utilitaire, mordant, obéissance …).

Il fait preuve d’un grand discernement, sachant évaluer lorsqu’une situation est en passe de dévier. Il sait montrer à son maître lorsque quelque chose le dérange, sans pour autant développer de l’agressivité. Ce trait de caractère très important séduit les acquéreurs car il procure un sentiment justifié de sécurité.

Le cane corso est une sentinelle, dissuasif de part son regard et sa morphologie, il n’en reste pas moins un chien sociable, particulièrement affectueux sans être envahissant y compris avec les personnes étrangères à la famille, pour lesquels, au pire, il montrera de l’ignorance.

C’est un chien rustique, qui s’épanouit en vivant au grand air, un terrain clôturé et une niche douillette étant suffisant à son bonheur.

Chien à poil court, il demande peu d’entretien. Une bonne alimentation et un cadre de vie confortable lui assurent, en général, une bonne espérance de vie ainsi qu’une bonne santé.

Il n’est pas, contrairement à un bon nombre de molosses, victime du « délit de sale gueule » qui terni leur réputation. Il est cependant très important de bien choisir son élevage car victime de son succès, il attire les (nombreux) opportunistes …

La clé du succès dans le choix de son chiot est de prendre le temps de s’informer et de rencontrer plusieurs éleveurs afin d’avoir l’idée la plus juste de ce que l’on recherche et du« type » de chien que l’on cherche.

Un chien avec lequel on partagera une bonne dizaine d’années ne se choisi pas à la légère !

De gauche à droite sur la photo : Ch Fauno ; Fosco ; Ludmilla ; Ch Yurak
*Cliquer sur la photo pour accéder au site de l'élevage Degli Elmi*